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Louis Pasteur
J'ai posé les bases de la microbiologie expérimentale, prouvé l'origine microbienne des maladies et inauguré l'ère vaccinale moderne

Mon parcours
Né à Dole en 1822 et grandi dans le Jura, je me suis formé à Paris à l'École normale supérieure, où j'ai choisi la chimie comme voie d'exigence et d'utilité. Mes premiers travaux sur la dissymétrie moléculaire, en étudiant les tartrates, m'ont conduit à montrer que la vie et l'ordre cristallin obéissaient à des règles subtiles, ouvrant un chemin entre chimie et biologie.
Professeur à Strasbourg puis à Lille, j'ai étudié les fermentations, identifié le rôle déterminant des micro-organismes et mis au point la pasteurisation pour sécuriser vins et laits. En réfutant la génération spontanée par des expériences rigoureuses, j'ai établi le terrain de la théorie microbienne des maladies. Mes recherches sur les vers à soie, puis mes travaux vaccinaux contre le charbon et la rage, ont démontré que l'on pouvait prévenir l'infection par des inoculations atténuées.
Installé à Paris, j'ai fédéré laboratoires et mécénats pour fonder l'Institut Pasteur, dédié à la recherche, à l'enseignement et aux soins. Je suis mort en 1895 à Marnes-la-Coquette, et je repose dans la crypte de l'Institut. Mon héritage est une méthode, l'expérimentation probante au service du bien public, qui a transformé l'hygiène, la chirurgie aseptique, l'industrie alimentaire et la santé mondiale.
Mes réalisations
Pasteurisation du vin et de la bière
Je mets au point la pasteurisation, préservant vins et bières des altérations microbiennes.
Vaccin du charbon, démonstration de Pouilly-le-Fort
Je démontre en public l'efficacité du vaccin du charbon sur des troupeaux.
Fondation de l'Institut Pasteur
Je fonde un institut dédié aux vaccins, à la microbiologie et à la santé publique.
Fondations de la microbiologie des fermentations
Je prouve l'origine microbienne des fermentations et établis des méthodes expérimentales.
Découverte de la dissymétrie moléculaire
Je mets en évidence la chiralité des cristaux d'acides tartriques et racémiques.
Atténuation des germes et vaccin du choléra des poules
Je crée des vaccins par atténuation, inaugurés avec le choléra des poules.
Sauvetage de la sériciculture française
Je diagnostique la pébrine et organise des élevages sains, relançant la soie.
Publication Études sur la bière
Je publie un traité appliquant la microbiologie au brassage et à l'hygiène industrielle.
Vaccin contre le rouget du porc
Je développe un vaccin pour l'érysipèle du porc, protégeant élevages et filières.
Mes étapes clés
1849
Mariage avec Marie Laurent, appui scientifique et logistique
Son union avec Marie Laurent, qui devient sa partenaire de travail et de vie, lui offre un soutien constant pour la correspondance, l'organisation et la continuité du laboratoire.
1854
Prise de poste à Lille, pivot vers les fermentations
Nommé doyen à la Faculté des sciences de Lille, au contact direct des sucreries et brasseries, il réoriente sa trajectoire de la chimie pure vers l'étude expérimentale des fermentations et des micro-organismes.
1857
Direction scientifique de l'École normale, laboratoire d'avant-garde
Devenu directeur des études scientifiques à l'École normale supérieure, il se dote d'un laboratoire stable et attire des élèves qui consolident autour de lui une école française de recherche expérimentale.
1864
Rupture avec la génération spontanée, affirmation de la théorie des germes
Avec les flacons à col de cygne et une conférence publique à la Sorbonne, il impose une démonstration expérimentale contre la génération spontanée et installe l'idée que des germes spécifiques provoquent fermentations et contaminations.
1868
Hémorragie cérébrale et réorganisation du travail
Victime d'une attaque qui le laisse partiellement paralysé du côté gauche, il délègue davantage, réorganise ses protocoles et consolide un mode de recherche plus collégial.
1881
Affrontement avec l'école de Koch, la 'guerre des microbes'
La rivalité scientifique et nationale avec Robert Koch, sur l'anthrax et au-delà, le pousse à systématiser méthodes et preuves, ce qui accélère l'internationalisation de la microbiologie.
06/07/1885
Première vaccination humaine contre la rage (Joseph Meister)
En traitant l'enfant Joseph Meister avec un protocole antirabique encore inédit hors du laboratoire, il franchit un seuil clinique et public qui consacre la vaccination humaine moderne.
1886
Décision de créer un institut dédié, lancement de la souscription
Porté par le retentissement mondial de la rage, il choisit d'organiser une levée de fonds et de doter la recherche de structures pérennes, prélude direct à l'Institut Pasteur.
Ma formation
École normale supérieure, élève en sciences (Paris, France)1843 – 1847
Formation de normalien en chimie et physique avec J. B. Dumas et A. J. Balard, obtention de l’agrégation en 1846 et du doctorat ès sciences en 1847.
École normale supérieure, agrégé préparateur de chimie (sous Antoine-Jérôme Balard) (Paris, France)1846 – 1848
Apprentissage intensif de laboratoire, travaux de cristallographie qui conduisent à la découverte de la dissymétrie moléculaire en 1848.
Université de Strasbourg, professeur de chimie (Strasbourg, France)1849 – 1854
Première chaire de chimie, structuration du laboratoire universitaire et poursuite des recherches en stéréochimie.
Faculté des sciences de Lille, doyen et professeur (Lille, France)1854 – 1857
Doyen fondateur, enseignement appliqué et liens avec l’industrie, point de départ de ses études sur les fermentations.
École normale supérieure, directeur des études scientifiques (Paris, France)1857 – 1867
Direction de la formation pratique des normaliens et impulsion de recherches sur les fermentations et la sériciculture.
Sorbonne, Faculté des sciences de Paris, professeur de chimie (Paris, France)1867 – 1888
Chaire de chimie, enseignements et débats publics qui accompagnent la consolidation de la théorie des germes.