le-cv.dele-cv.de

Édith Piaf

dit la Môme

Interprète de « La Vie en rose » et de « Non, je ne regrette rien », j'ai imposé la chanson française sur les plus grandes scènes du monde

1915 – 1963Chanteuse · Auteure-compositrice
Édith Piaf

Mon parcours

Je suis née Édith Giovanna Gassion le 19 décembre 1915 à Paris, dans un milieu modeste où la rue fut très tôt ma scène. Enfant et adolescente, j'ai chanté sur les trottoirs de Belleville et de Pigalle, apprenant à porter la parole des chansons réalistes au plus près des gens. En 1935, le patron de cabaret Louis Leplée me découvre et me donne mon nom de scène, « la Môme ». Sous l'impulsion de l'auteur Raymond Asso et de la compositrice Marguerite Monnot, je forge un répertoire et une diction qui deviennent ma signature.

Des années 1940 aux années 1960, ma carrière prend son essor. « La Vie en rose » m'ouvre les portes d'un succès international et l'Olympia devient une maison où je reviens affirmer ma place. Mes rencontres artistiques et personnelles nourrissent mes chansons, de « L'Hymne à l'amour » à « Milord », et mes tournées me mènent des music-halls parisiens aux scènes américaines. Malgré des épreuves et des problèmes de santé, je défends une interprétation totale, au service du texte et de l'émotion.

En 1960, « Non, je ne regrette rien » relance avec force ma trajectoire et résume un credo. Je m'éteins le 10 octobre 1963, laissant une œuvre qui a popularisé la chanson française bien au-delà de ses frontières. Reposant au cimetière du Père-Lachaise, je demeure pour beaucoup la voix d'une époque et un repère pour les interprètes qui cherchent l'intensité juste.

Mes réalisations

1947

La Vie en rose (paroles et enregistrement)

Je signe les paroles et enregistre le classique fondateur de la chanson française.

1960

Non, je ne regrette rien

J'incarne un hymne de résilience, succès majeur adopté et repris à l'international.

1950

Hymne à l'amour

Paroles écrites en hommage à Marcel Cerdan, interprétation devenue standard émouvant.

1950

La Vie en rose, standard mondial

Je fais de la chanson un standard planétaire, popularisé par Louis Armstrong et reprises.

1936

Cycle Asso et Monnot, Mon légionnaire et L'Accordéoniste

Partenariat auteur compositrice, je forge mon style réaliste avec des succès marquants.

1959

Milord

Création avec Georges Moustaki et Marguerite Monnot, récit populaire au succès international.

1946

Percée internationale, des Trois Cloches à Carnegie Hall

Je lance Les Trois Cloches, puis conquiers New York avec des concerts à Carnegie Hall.

1951

Padam, padam...

Interprétation signature, narration obsédante devenue repère du répertoire réaliste.

1957

La Foule

Adaptation française enfiévrée, succès scénique durable et incontournable des tournées.

1958

Mon manège à moi

Interprétation sensuelle et swing, tube durable de la fin des années 1950.

1956

Les Amants d'un jour

Ballade dramatique, succès disque et scène dans la veine réaliste moderne.

Mes étapes clés

1930

Des trottoirs de Paris aux cabarets de quartier

Adolescente, elle chante dans la rue puis dans des cabarets modestes, forgeant un style réaliste et une endurance scénique qui la rendent repérable par les imprésarios.

1935

Repérée par Louis Leplée, naissance de La Môme Piaf

Louis Leplée l'engage au Gerny's, la baptise La Môme Piaf et lui ouvre d'un coup l'accès au Paris mondain et à la radio.

06/04/1936

Assassinat de Leplée et reconstruction d'image

L'assassinat de son mentor la place au cœur d'une enquête retentissante, elle est blanchie mais doit rompre avec un entourage compromis et repartir à zéro.

1937

Réinvention avec Raymond Asso et Marguerite Monnot

Sous la tutelle d'Asso et de Monnot, elle épure son image et stabilise un répertoire, basculant d'attraction de cabaret à interprète structurée.

1943

Chanter sous l'Occupation, controverses et entraide

Pendant l'Occupation, elle chante à Paris et en Allemagne, entre soupçons de compromission et démarches concrètes pour des prisonniers, ce qui pèsera durablement sur son image.

28/10/1949

Mort de Marcel Cerdan et bascule vers la tragédie

La mort de Marcel Cerdan dans un crash aux Açores bouleverse sa vie et teinte ses récitals d'une intensité tragique qui devient sa signature.

1951

Accidents, dépendances et retours sur scène

Des accidents de voiture et des traitements aux opiacés entraînent dépendances et hospitalisations, fragmentant sa carrière en retours éreintants et en convalescences.

1955

L'Olympia devient sa scène-refuge

Avec Bruno Coquatrix, ses séries à l'Olympia imposent un face-à-face avec une grande salle et consacrent sa place de vedette scénique.

1961

Retour de 1961 à l'Olympia, cri de renaissance

Affaiblie mais déterminée, elle transforme en 1961 son retour à l'Olympia, porté par Non, je ne regrette rien de Dumont et Vaucaire bientôt repris par la Légion étrangère, en manifeste public de recommencement.

Ma formation

Chant de rue avec Simone "Momone" Berteaut, apprentissage informel (Paris, Pigalle et Ménilmontant)1929 – 1935

Chanteuse de rue, elle forge sa voix, son répertoire populaire et sa présence scénique au contact direct du public.

Le Gerny's (Louis Leplée), découverte et lancement (Le Gerny's, Champs-Élysées, Paris)1935 – 06/04/1936

Découverte par le patron Louis Leplée, qui la met en scène, la conseille et lui donne le surnom La Môme Piaf.

Mentorat de Raymond Asso et travail avec Marguerite Monnot (Paris)1937 – 1940

Encadrement artistique, discipline, diction et choix de répertoire, structurant durablement son style et ses chansons clés.

Débuts au music-hall de l'ABC, rodage d'un tour de chant (ABC, Paris)1937 – 1937

Première grande scène de music-hall où elle consolide son jeu scénique et son répertoire façonné par Asso.

Ce CV historique est une reconstitution narrative basée sur des sources publiques.
Certains contenus ont été générés avec l'aide de l'intelligence artificielle et peuvent contenir des imprécisions.

Version imprimable
Dernière mise à jour : 19 août 2026