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André Citroën
J'ai bâti Citroën, mariant grande série, innovation et communication spectaculaire, jusqu'à lancer la « Traction Avant »

Mon parcours
Je suis né à Paris et j'ai très tôt été fasciné par la mécanique et l'organisation du travail. Formé à l'École polytechnique, je me tourne vers l'industrie et découvre, lors d'un voyage en Europe centrale, les engrenages à double chevron qui deviendront mon premier succès et l'emblème de ma future marque. Avant la guerre, je dirige une manufacture d'engrenages où je perfectionne la production en série.
En 1915, face aux besoins du conflit, j'érige à Javel une usine d'obus organisée sur des principes modernes de flux et de standardisation. En 1919, je reconvertis l'outil vers l'automobile et lance la Type A, première Citroën produite en grande série en France. J'y adosse une communication audacieuse, des panneaux de signalisation aux lettres lumineuses sur la tour Eiffel, et un service après-vente pensé pour rassurer le client. Sous mon impulsion, la marque innove jusqu'à la « Traction Avant », qui bouleverse l'architecture automobile.
Cette ambition a un coût, et les investissements fragilisent l'entreprise lors de la crise, conduisant au passage sous le contrôle de Michelin peu avant ma disparition en 1935. Mon héritage se lit dans la démocratisation de l'automobile, la rigueur industrielle et l'idée qu'une marque peut conjuguer innovation technique et imaginaire collectif. Je reste, par mes chevrons, associé à une vision moderne de la route et de l'industrie françaises.
Mes réalisations
Déploiement de la production automobile de masse à Javel
Je déploie la production de masse à Javel, chaînes, standardisation et contrôle qualité.
Lancement de la Traction Avant
Je lance la Traction Avant monocoque avec Lefèbvre et Bertoni, rupture industrielle.
Commercialisation de la Citroën Type A
Je commercialise la Type A, première voiture française produite en grande série.
Brevet d'engrenages à chevrons
Je brevette des engrenages à double hélice, plus silencieux et efficaces.
Croisière Noire en autochenilles
Je dirige la Croisière Noire en autochenilles, vitrine de fiabilité et logistique.
Illumination Citroën de la tour Eiffel et signalisation
J'illumine la tour Eiffel et déploie un réseau national de panneaux Citroën.
Carrosserie tout-acier avec Budd, modèle B10
J'industrialise la carrosserie tout-acier sous licence Budd, cadence et sécurité accrues.
Autochenilles Citroën-Kégresse
Je produis les autochenilles Citroën-Kégresse, mobilité tout-terrain pour raids et missions.
Création du logo aux doubles chevrons
Je conçois l'emblème aux doubles chevrons, identité de marque durable.
Croisière Jaune, mission Asie
Je lance la Croisière Jaune Paris-Pékin en autochenilles, démonstration technique mondiale.
Réseau de concessionnaires et service pièces
Je structure un réseau de concessionnaires et pièces, service rapide à l'échelle européenne.
Aménagement industriel du site de Javel
J'aménage le site de Javel, ancrage industriel et future empreinte urbaine parisienne.
Mes étapes clés
1900
Découverte des engrenages à chevrons en Pologne
Lors d’un séjour familial à Łódź, il identifie le potentiel des engrenages à double hélice et acquiert un brevet, orientant sa trajectoire vers l’entrepreneuriat industriel et l’identité aux doubles chevrons.
1908
Prise de direction de Mors et virage taylorien
Appelé à redresser Mors, il impose l’organisation scientifique du travail et apprend à piloter une grande usine, socle de sa future stratégie de production en série.
1913
Voyage d’étude chez Ford à Detroit
La découverte in situ de la chaîne de montage américaine l’incite à adapter ces méthodes en France, fixant son ambition de constructeur pour le grand public.
1915
Usine d’obus du quai de Javel et montée en cadence de guerre
En créant une fabrique d’obus à Javel pour l’armée, il bâtit un outil industriel et des équipes qu’il reconvertira après l’armistice, pivot entre la guerre et l’automobile.
1919
Fondation d’Automobiles Citroën et bascule vers la production de masse
Il transforme Javel en constructeur organisé à l’américaine, installe la chaîne de montage et ouvre l’ère de la voiture fabriquée en série en Europe.
1922
Virage vers le volume, prix accessibles et vente à tempérament
Il choisit d’élargir le marché en combinant politique de bas prix, paiement à tempérament et réseau dense de concessionnaires, faisant basculer l’automobile vers la consommation de masse en France.
1932
Pari sur la traction monocoque et équipe d’avant‑garde
Il engage des investissements massifs avec Budd et recrute André Lefèbvre et Flaminio Bertoni pour concevoir une voiture à traction et coque autoporteuse, un choix technique audacieux qui tend ses finances.
1934
Banqueroute et prise de contrôle par Michelin
Accablée par la Grande Dépression et le coût du pari technique, l’entreprise est mise en redressement et passe sous le contrôle de Michelin, ce qui met fin à son autonomie de dirigeant.
03/07/1935
Décès d’André Citroën
Miné par la maladie après la reprise par Michelin, il meurt à 57 ans, scellant une trajectoire qui avait refaçonné l’industrie automobile française.
Ma formation
École polytechnique (formation d’ingénieur) (Paris, France)1898 – 1900
Admis à l’École polytechnique, il y acquiert une solide base scientifique et d’ingénierie qui structure sa vision industrielle.
Société des Engrenages Citroën (débuts industriels, engrenages à chevrons) (Paris, France)1905
Création de sa première entreprise et perfectionnement des engrenages à double hélice, origine du futur logo aux doubles chevrons, apprentissage industriel et commercial décisif.
Direction industrielle chez Mors (adoption de méthodes tayloriennes) (Paris, France)1906 – 1914
Entrée puis direction de Mors, mise en place de l’organisation scientifique du travail et montée en cadence, expérience clé de production en série qui préfigure ses méthodes futures.
Usine d’obus du quai de Javel (organisation de la production de guerre) (Paris, France)1915 – 1918
Direction d’une grande usine d’obus pendant la Grande Guerre, apprentissage intensif de la standardisation et des chaînes de fabrication, base de la reconversion rapide en automobile après l’armistice.